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Actus Economie
05.01.2018


Réponse à l'article Au nord les bretons privés de bar

Suite à article paru dans Le Télégramme le 29 décembre 2017 sur les réglementations des plaisanciers quant à la pêche au bar, le comité tient à répondre aux déclarations diffamatoires vis à vis des pêcheurs professionnels.

Moratoire sur le bar, une décision européenne

Petit rappel : le 12 décembre dernier s’est achevé le Conseil des Ministres fixant les TAC et quotas pour l’année 2018. Celui-ci a fortement réglementé la pêche au bar pour les professionnels et les plaisanciers, notamment au nord du 48ème parallèle. Pour ces derniers, le « no-kill », pratique qui autorise à pêcher le poisson puis à le relâcher, est autorisé. Pour les professionnels, le moratoire sur le bar se poursuit interdisant la pêche du bar au chalut pélagique ou à la bolinche au Nord du 48°. Pour les autres navires, la pêche au bar est strictement réglementée par des plafonds annuels de captures et de débarquement. Cependant, l’interdiction totale de pêcher cette espèce pour les mois de février et mars, période de reproduction du bar a été demandée par les pêcheurs professionnels eux-mêmes.

Propos incohérents et diffamatoires vis à vis de la profession

Les « navires usines » et « les pêcheries industrielles qui continuent leurs massacres au large, sur les zones de frayères » sont des propos erronés qui portent préjudice à toute la filière. Qu’appelle-t-on un « navire usine » ? Est-ce un navire avec des moyens de transformation à bord ? Ce type de navires n’a jamais ciblé le bar. Les navires concernés par la pêche du bar sont aujourd’hui principalement des navires côtiers de moins de 12 mètres.

D’où provient la photo diffusée dans l’article avec une quantité impressionnante de poisson dans un filet sur lequel des hommes marchent ? A-t-elle seulement été prise en en Manche ou en Europe ? Cette photo donne une image déplorable de la pêche professionnelle, laissant croire qu'il s'agit là d'une pratique régulière en Manche sur le bar.

Un article qui accable les professionnels pourtant de plus en plus fragilisés par les décisions de Bruxelles et qui ne remet absolument pas en cause les pratiques frauduleuses de certains plaisanciers. De plus, il est difficilement admissible que certains usagers pratiquant cette pêche de loisir, peu contrôlée, désapprouvent la conduite des professionnels, contraints et qui paient cher leur situation.

La pêche professionnelle fait vivre plusieurs milliers de familles et les réglementations toujours plus contraignantes mettent en péril toute une filière économique. Les professionnels sont soumis à des réglementations très strictes qui ont engendré une diminution de débarquement de 80% de bars en zone nord depuis 2013, passant de 2786 tonnes en 2013 à 547 tonnes en 2016.Les pêcheurs bretons sont tout à fait conscients de la nécessité de préserver la ressource (leur outil de travail), ils pratiquent une pêche durable et raisonnée en coopérant avec les scientifiques sur des programmes qui visent à améliorer les connaissances disponibles sur la biologie, l’exploitation des espèces afin de gérer au mieux les stocks.

Pour lire l'article du Télégramme, cliquez ICI

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